Pourquoi faire une thérapie ?

Lorsque la souffrance prend le pas sur notre vie, lorsque l’anxiété et les angoisses ne nous laissent aucun répit, lorsque la fatigue physiologique, la tristesse, l’agitation, les échecs sont tels qu’ils nous  entrainent vers la dépression, le moment est venu de trouver de l’aide.

Quelles sont les raisons pour faire une thérapie ?

Pourquoi j’ai entrepris une thérapie :

Parce que je n’en pouvais plus de ces angoisses qui étaient là tout le temps, de cet état de déprime quasi-permanent sauf périodes de pics euphoriques, de mes soucis relationnels dans ma vie de couple mais aussi avec mes enfants et mes amis.

Je ne pouvais plus vivre avec ces multiples somatisations qui auraient finies par me déclencher une vraie maladie.

Je n’en pouvais plus de penser que la vie n’a aucun sens. Je ne voulais plus perdre de temps sur mon bonheur passé auprès de ceux que j’aime.

Pourquoi faire une thérapie

Généralement, on entreprend une psychothérapie pour :

  • Diminuer sa souffrance psychologiquement (phobies, angoisses, anxiété, panique, déprimes récurrentes…)
  • Diminuer les somatisations qui traduisent les conflits psychiques par des douleurs dans le corps (des migraines, des maux de ventre, des cystites à répétition…)
  • Atténuer  les problèmes affectifs ou relationnels (obsessions, timidité, estime de soi,  confiance en soi, clivages, échecs amoureux…).
  • Modifier des comportements qui nuisent au bien-être (stress post-traumatique, dépendances diverses, maux imaginaires, dysfonctions sexuelles…).
  • Appréhender les problèmes existentiels et y faire face (qui suis-je ? après quoi je cours ? réorientation de carrière…).
  • Acquérir de nouveaux outils de développement personnel afin de se réaliser pleinement, pour améliorer l’adéquation entre leurs valeurs et la réalité de leur vie, pour aller à la découverte de soi et des autres.

Il est recommandé de recourir à une aide professionnelle quand :

  • Il devient de plus en plus difficile  d’exécuter les tâches quotidiennes telles qu’aller travailler, prendre soin de soi et des enfants ou s’occuper de la maison.
  • On a le sentiment  que plus personne ne nous comprend, que les gens nous évitent ou que leurs conseils sont inutiles, qu’on se sent seul au monde, qu’on n’a plus envie de voir du monde, qu’on se replie sur soi et qu’on a plus envie de communiquer avec personne et ce, même avec les personnes que l’on aime.
  • On ne réussit pas à surmonter une épreuve ou un traumatisme et on constate que les solutions connues sont inefficaces, tout nous apparaît comme dramatique, tout ressemble  à un défi, à une bataille perdue d’avance.
  • On se sent constamment déprimé, angoissé, tendu, en colère ou irrité, fatigué, épuisé et on voudrait s’endormir pour ne plus ressentir cet état de tristesse intense.
  • On fait des insomnies régulièrement, on a de plus en plus de difficulté à dormir et on rentre dans un cercle vicieux de prise de médicaments pour dormir, fatigue le matin à cause des médicaments, difficulté à se lever et fatigue toute la journée.
  • On ressent de plus en plus la peur, notamment la peur d’affronter des situations qui semblent banales pour les autres, on n’arrive plus à prendre nos responsabilités. Plus rien ni personne ne nous rassure.
  • On est angoissé tout le temps, on ressent une tension derrière les yeux, on a une boule dans la gorge et on pleure plus souvent que d’ordinaire.
  • On n’a plus envie de vivre, on estime que la vie n’a plus de sens et on n’a pas d’espoir de changement, on a juste envie de dormir et ne plus ressentir.
  • Lorsque la culpabilité est trop lourde à porter et nous empêche d’avancer.

La culpabilité, ce ressenti « toxique »

Un jour, pour défier cette maladie et parce que je me pensais plus forte qu’elle, j’ai stoppé la prise du Depakote. Ce fut une très mauvaise idée que je vous déconseille fortement ! j’étais prise de tachycardie à n’importe quel moment de la journée, je me réveillais en sursaut la nuit avec des peurs paniques, j’étais obligée de prendre un inducteur de sommeil pour dormir, et mes crises d’angoisses avaient refait un bond en avant vertigineux. Cependant j’ai tenté le diable car je voulais prendre le dessus sur ma maladie, je ne voulais plus être bipolaire.

Et vous savez pourquoi ?
Parce que je ne voulais pas de cette culpabilité. Je me sentais coupable de mes gènes. Fautive de la transmission possible de cette maladie sur mes enfants. En colère de voir ma fille en proie à des pleurs inexpliqués, des changements d’états d’âme sur lesquelles elle ne peut mettre de mots, ses peurs incontrôlées de la vie, ses magnifiques yeux bleus embrumés de tristesse un soir de Noël. Triste de sentir mon fils tellement enfermé dans sa coquille, mon fils, le miroir de moi-même il y a des années en arrière. C’est la vie, me direz-vous, avec son lot d’émotions à traverser pour grandir. Et sa « Légende Personnelle » (Paulo Coelho, l’Alchimiste) à accomplir.

« Il eut soudain le sentiment qu’il pouvait regarder le monde soit comme la malheureuse victime d’un voleur, soit comme un aventurier en quête d’un trésor. » – Paulo Coelho, l’Alchimiste

Trouver la bonne thérapie

L’EFFET « DODO »

Dans la majorité des psychothérapies, il y aurait des facteurs communs qui en déterminerait leur efficacité :

  • L’implication et la détermination du patient.
  • La qualité thérapeutique entre le patient et le thérapeute.
  • La confiance en l’efficacité du traitement.
  • La spécificité de l’approche thérapeutique.

le dodo

Le dodo est un grand oiseau de l’île Maurice. Découvert en 1598, il était décrit comme grand (1m), gros (10kg) et lent. Son plumage bleu gris était pourvu d’ailes atrophiées jaunes et blanches. Son bec crochu avait une tache rouge caractéristique à son extrémité. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.
Le dodo s’est éteint moins d’un siècle après sa découverte, à la fin du XVIIe siècle, avec l’arrivée des Européens. Au début du XIXe siècle, on pensait que l’espèce était un mythe. Mais, en 2007, on a trouvé un squelette de dodo, le plus complet et le mieux préservé jamais découvert. Depuis lors, des scientifiques anglais espèrent en extraire l’ADN afin de redonner vie à un spécimen de cette espèce ou à un cousin très proche. Malgré les progrès en génétique, le pari reste difficile à réaliser.

L’« effet dodo »

En attendant sa résurrection, le dodo a inspiré un effet bien connu dans le domaine des psychothérapies, l’« effet dodo ».

Dans plusieurs langues, le mot « dodo » est l’équivalent d’idiot, stupide, crétin. L’image populaire de l’oiseau stupide vient de la peinture de Roelandt Savery (1589-1654), exposée au musée de l’Université d’Oxford.

Lewis Carroll s’en inspira dans Alice au pays des merveilles. Alice avait organisé une course autour d’un lac. Lorsqu’elle demanda à l’oiseau dodo de désigner le vainqueur, celui-ci répondit : « Tout le monde a gagné et tous doivent recevoir des prix ».

C’est dans un article de 1936 consacré à l’efficacité comparée des psychothérapies que le psychologue Saul Rosenzweig avança pour la première fois l’idée du dodo verdict. Rosenzweig soutenait en effet que les facteurs communs aux psychothérapies comptaient plus que la démarche elle-même. En somme, il n’existait pas, selon lui, de différences majeures entre les thérapies, et l’on pouvait conclure au dodo verdict  : toutes les thérapies marchent !

L’essentiel est donc l’implication et la détermination à vouloir aller mieux dans sa vie ! On peut faire toutes les thérapies du monde, si nous n’avons pas fait le choix de combattre et vaincre, ce sera du temps perdu et beaucoup d’argent dépensé ! Cependant je pense sincèrement que toutes les expériences vécues auront apportées une petite pierre à l’édifice et qu’il faut juste que le déclic se fasse. On ne peut pas forcer le rythme de nos émotions.

Voici une liste non exhaustive de différentes thérapies :

A- LES THÉRAPIES BRÈVES (de moins de 6 mois à 1 an ou 2) :

L’HYPNOSE ERICKSONIENNE
LA MÉDITATION
LA PNL
LES THÉRAPIES COMPORTEMENTALES
LE FOCUSING
LA PSYCHOGENEALOGIE
LES THÉRAPIES PSYCHOCORPORELLES

  • la relaxation
  • la sophrologie
  • la kinésiologie
  • le rebirth
  • la musicothérapie

B- LES THÉRAPIES A MOYEN TERME (2 à 3 ans environ) :

LA GESTALT
L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE
L’APPROCHE CENTRÉE SUR LA PERSONNE
L’ART THÉRAPIE
LA BIOÉNERGIE
LA THÉRAPIE DE COUPLE
LA THÉRAPIE FAMILIALE

C- LES THÉRAPIES A PLUS LONG TERME (4 ou 5 ans et plus) :

LA PSYCHANALYSE
LA PSYCHOLOGIE ANALYTIQUE
LES PSYCHOTHÉRAPIES PSYCHANALYTIQUES

Le sport comme thérapie

Dans mon parcours de vie, il y a toujours eu une part importante au sport, une part indispensable pour compenser les effets négatifs de la bipolarité sur la santé physique mais surtout mentale, et aussi pour mieux gérer le stress. Je fais du sport en salle et à la maison depuis que j’ai dix-huit ans. je n’ai jamais cessé sauf pendant mes deux grosses dépressions.  Je pense que sans le sport, j’aurais eu encore plus de difficultés à être en accord avec mon corps. Car une des conséquences désastreuses de l’inceste, c’est aussi la relation au corps.

Le sport comme thérapie

La pratique du sport est intégrée comme dispositif thérapeutique dans la loi de modernisation de notre système de santé adoptée le 26 janvier 2016.

La pratique du sport est stimulante pour le cerveau et le corps, elle améliore l’équilibre psychologique, la tolérance aux traitements, l’efficacité des thérapies, renforce le système immunitaire et diminue la sensation de fatigue.

Lorsqu’on pratique une activité physique, on peut y éprouver du plaisir. Au bout de 15 à 30 minutes d’effort soutenu, l’organisme libère des hormones, comme les endorphines et la dopamine. Grace à elle, le corps s’abandonne, les muscles se relâchent et une sensation de plénitude nous envahit.

En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à cinq fois par rapport à la quantité normale. On retrouve notamment ces endorphines après l’acte sexuel. Les hormones libérées comme la sérotonine agissent directement sur l’anxiété, le stress et l’humeur.

Faire du sport régulièrement peut avoir un impact bénéfique sur l’humeur et peut réduire le nombre d’épisodes bipolaires. l’aérobic est particulièrement efficace pour aider lorsque l’on est dépressif. Le mieux est d’essayer de faire trois sessions d’exercice et de sport de 30 minutes par semaine. La marche est un bon moyen de commencer et c’est un exercice accessible par tous.

Une réflexion sur « Pourquoi faire une thérapie ? »

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