Les mythes

Quelle est la signification des mythes ?

Certains voient dans les mythes, une représentation de la vie passée des peuples, les dieux et leurs aventures seraient une dramaturgie sociale ; pour d’autres, ils représentent une fonction de la psyché en exprimant la vie psychique des hommes et les tendances entre le bien et le mal, le sublime et la perversité étant symbolisés par les victoires ou les défaites des héros contre les monstres. Néanmoins quelque soit le système d’interprétation, il convient d’y comprendre la valeur symbolique qui nous donne le sens profond de tous les mythes.

J’ai beaucoup utilisé les mythes, les héros, les dieux et déesses dans mon livre en premier lieu parce que j’aime la mythologie grecque et romaine, j’aime lire les histoires de héros, j’adore les contes de fées et sorcières, et tout ce que notre imaginaire peut faire surgir de notre esprit. Car il n’y a pas de frontières à l’imagination, tout est permis, l’horizon de celui qui écrit est sans fin. Je ne suis pas une spécialiste de la mythologie, mais j’aime faire passer des messages au travers des mythes. Lorsque je parle de B dans mon livre en l’dentifiant à Dédale, c’est pour montrer à quel point cet homme a construit autour de moi un labyrinthe de pensées philosophiques auxquelles il m’a conditionnée. Labyrinthe où je suis restée enfermée, avec mes monstres et mes peurs, le monstre qui m’horrifiait le plus étant je pense, le bonheur.

Thésée est identifié à l’homme de vie car c’est lui qui m’a aidé à vaincre le Minotaure, dans une lutte impitoyable.

Je fais référence à Athéna car elle symbolise la guerrière, défenseuse des opprimés,  mais aussi la combativité spirituelle et la sagesse.

Aurore qui part tous les matins sur son char apporter la lumière aux hommes et dissiper les ténèbres en semant des pétales de roses. Juste magnifique cette image, je me vois sur un char tiré par deux magnifiques chevaux, m’envolant dans le ciel tous les matins pour parsemer du bonheur autour de moi. En commençant nos journées ainsi, elles ne peuvent être que belles et positives.

Psyché qui veut connaître l’Amour à tous prix, qui enfreint les lois, perd l’amour puis aux travers d’épreuves réussit à le retrouver. La femme qui transgresse les interdits, qui erre le monde car elle cherche désespérément à sentir au fond d’elle, ce sentiment si fragile et si indispensable à toute réalisation spirituelle.

Dédale a construit le labyrinthe du Minotaure

Dédale symbolise l’ingéniosité. Il construit aussi bien le labyrinthe où l’on se perd,  que les ailes artificielles d’Icare, son fils. Le labyrinthe est à l’origine le palais crétois de Minos où était enfermé le Minotaure et d’où Thésée ne put sortir qu’à l’aide du fil d’Ariane.

Dédale constructeur du labyrinthe du Minotaure

Ariane est la fille du roi de Crète Minos et de Pasiphaé. Elle s’éprend de thésée et désireuse de l’aider à sortir du labyrinthe, elle lui donne une pelote de laine en lui conseillant d’en attacher une extrémité à l’entrée de celui-ci. C’est grâce à ce stratagème que le héros réussira sans peine à retrouver le chemin du retour.

Dédale et la signification symbolique : Dédale peut représenter l’ambition de l’homme le menant à sa perte, l’ambition de celui qui ne se connaît pas de limites à son pouvoir, l’intellect perverti. Celui qui construit un labyrinthe pour se donner le pouvoir d’y enfermer qui il veut, et qui finit par s’y enfermer lui-même.

Prométhée, le Titan

Prométhée est le fils du Titan Japet. Le mythe raconte qu’il crée les hommes, les façonnant à partir de l’argile et leur donnant l’apparence des dieux.

le supplice de Prométhée

Prométhée sera enchaîné par Vulcain au Caucase et condamné à se faire dévorer le foie par un aigle. Chaque nuit, son foie repousse, rendant son supplice éternel. C’est ce que l’on nomme le supplice de Prométhée.

Le supplice de Prométhée et sa signification symbolique : Prométhée symbolise la révolte de l’esprit qui veut égaler l’intelligence divine, et l’homme qui recherche avant tout la satisfaction personnelle.

La déesse aux sages conseils

Athéna est la grande déesse olympienne aux sages conseils, elle est à la fois la déesse de la Guerre et la défense des cités, de la Sagesse, protectrice des héros et patronne des artisans et de l’artisanat (poterie, tissage,sculpture…)

Après avoir aidé Persée à tuer la Méduse, elle reçoit du héros la tête du monstre, qu’elle place au centre de son bouclier pour éloigner le danger.

Athéna

En tant que déesse guerrière, elle combat pour maintenir l’ordre et les lois, toutefois elle est essentiellement déesse de la sagesse et de la raison. Elle préside aux activités intellectuelles. Elle fait partie des déesses soumises au jugement de Pâris.

Athéna et la signification symbolique : Elle est une personnalité énigmatique, celle dont l’être profond reste le plus profond. elle nous montre qu’on ne peut atteindre l’harmonie qu’au terme d’une longue évolution et symbolise la combativité spirituelle.

Thésée et le Minotaure

Thésée est le fils d’Egée, roi d’Athénes et d’Aithra. Il est considéré comme le héros athénien par excellence et fait l’objet de fêtes particulières ayant lieu tous les ans à Athènes.

Sa plus célèbre aventure est sans doute celle du Minotaure, le monstre enfermé dans le labyrinthe qu’il parvient à tuer avec l’aide d’Ariane.

Le labyrinthe et Minotaure et la signification symbolique : Le labyrinthe est le symbole d’un voyage difficile, semé d’obstacles à combattre, une sorte d’initiation pour celui qui veut acquérir un nouveau soi. Lorsque nous sommes dans le labyrinthe, nous sommes à l’intérieur de nous-mêmes et cherchons ce qui est mystérieux à nous-mêmes, nos essences, nos motivations profondes, notre identité, notre « vrai moi » sans faux semblant, sans masques. Le Minotaure représente le monstre pervers de notre inconscient, celui qu’il faut vaincre pour aller à la connaissance de soi, c’est le combat spirituel du refoulement. Thésée, c’est nous, héros de notre propre vie, aidé pour atteindre notre lumière par « le fil d’Ariane » car sans aide extérieure, la victoire sur soi-même peut se révéler inextricable.

Eros, l’angelot de l’Amour

Eros nommé également Cupidon est un angelot rusé, insolent, dont la flèche fait naître l’amour chez les êtres humains comme chez les dieux. Il détient deux sortes de flèches, celles en or qui provoquent l’amour chez ceux qu’elles atteignent, celles en plomb qui provoquent l’aversion dans le coeur de l’être aimé. Eros a beaucoup inspiré les artistes, sa présence fortement symbolique, indique que le tableau est de nature amoureuse. On peut le trouver les yeux bandés pour évoquer l’obscurité du péché. Sa mère est Vénus, la déesse de la beauté et de l’amour.

Cupidon ou Eros, dieu de l'amour

Psyché est une jeune fille d’une extraordinaire beauté, qui déchaîne la jalousie de Vénus. Celle-ci ordonne à Eros de faire susciter en elle une folle passion pour un homme de basse condition.
Mais au lieu de cela, le dieu s’éprend d’elle et la conduit dans un merveilleux palais. Il lui rend visite tous les soirs en lui imposant de ne pas chercher à connaître son identité. Cependant, un soir, Psyché ne va pas résister à la tentation et s’approche de son amant avec une lampe à huile dont une goutte tombe sur Eros, le réveille et le fait fuir. Ce drame mythique finit bien puisque l’amour est le plus fort et que Psyché devient la femme d’Eros.

Psyché et Eros

Psyché et Eros et la signification symbolique : Eros symbolise l’amour et le désir de jouissance, Psyché symbolise l’âme tentée de connaître cet amour, elle veut percer ce mystère, et c’est en voulant découvrir son amant, elle le perd car il senfuit. A vouloir vivre la superficialité de l’amour, on n’en découvre pas l’essentiel.

Le cheval ailé

Pégase est représenté comme un cheval ailé en compagnie de Persée au moment où le héros libère la belle Andromède menacée par un monstre marin. Il est également représenté en compagnie de Bellérophon, jeune héros affrontant de nombreuses épreuves dont la plus connue est son combat contre  la Chimère.

Pégase, le célèbre cheval ailéla chimère, monstre hybride.

La Chimère, animal fabuleux qui crache des flammes et dont le nom signifie « chèvre », est un des nombreux monstres hybrides de la mythologie grecque.
Son aspect peut varier mais elle se présente le plus souvent comme un lion sur l’échine duquel se dresse une tête de chèvre et dont la queue se termine par un serpent. En outre, sa peau est indestructible et elle crache des flammes.

Elle est la fille d’un couple des premiers temps de l’univers, les terrifiants Typhon et Echidna, également parents de trois autres hybrides : le chien à deux têtes Orthos, Cerbère et l’Hydre de Lerne.

Elevée à Patéra, en Asie Mineure, par le roi de Carie Amisodarès, la Chimère ravageait les régions voisines et dévorait les troupeaux.
Elle intervient principalement dans la légende de Bellérophon qui suscita la jalousie du roi d’Argos, Proetos, en tombant amoureux de son épouse. Le roi décida de se débarrasser de lui en l’envoyant à son beau-père Iobate, roi de Lycie, muni d’un message qui demandait la mise à mort du messager. Cependant Iobate craignit d’encourir la colère de Zeus s’il accédait à une requête qui rompait le lien traditionnel et sacré unissant un hôte et son invité. Au lieu de tuer Bellérophon, il se contenta donc d’exposer sa vie en lui demandant de tuer la Chimère.
Le premier assaut de Bellérophon, monté sur le cheval ailé Pégase, fut un échec ; en effet, son épée ne parvient pas à entailler la peau de la bête qui est invulnérable. Il parvint à se débarrasser de la Chimère grâce à une ruse : il mit du plomb au bout de sa lance. Lorsque Chimère, pour se défendre, comme tout dragon qui se respecte, cracha des flammes, Bellérophon pointa vers elle sa lance : le plomb fondit aussitôt et tomba, brûlant, dans la gorge de Chimère, qui en mourut (non sans avoir été auparavant criblée de flèches).

Pégase et la signification symbolique : Le cheval ailé, c’est la création, l’imaginaire, l’élévation de l’homme vers des qualités spirituelles.

Méduse, une des trois Gorgones

Méduse est une des trois Gorgones et la celle qui soit mortelle. Son regard a le pouvoir de pétrifier quiconque le croise, elle terrifie les hommes comme les dieux. C’est une créature avec une tête de femme, des serpents à la place des cheveux, des mains de bronze et des ailes d’or. Les Gorgones sont trois soeurs, trois monstres : Méduse, Euryale, Sthéno.

Méduse, une des 3 Gorgones

Persée parvient à trouver son repaire et la tue, cependant même décapitée, sa tête conserve le pouvoir de transformer en statue ceux qui affrontent son regard.

Sous l’aspect symbolique, les Gorgones sont l’ennemi à combattre, les forces perverties de nos pulsions : la sociabilité, la sexualité, la spiritualité.  Méduse symbolise la pulsion spirituelle pervertie en vanité aveuglante. Chez Paul Diel, est sa tendance naturelle à se prendre pour Dieu.

Ce mythe grec a aussi beaucoup inspiré les psychanalystes en raison de l’importance donné au regard : regard de la mère dont l’enfant se protège avec un bouclier, regard de la mère qui ne laisse aucun espace de liberté lorsqu’elle est trop intrusive. Trancher la tête de la Méduse reviendrait à s’affirmer en tant que sujet.

Le mythe de Persée et sa signification symbolique :Persée symbolise l’idéal réalisé au prix de courageux combats ; son combat contre Méduse représente le pouvoir de se regarder soi-même, c’est être lucide sans miroir qui nous reflète une autre réalité.

Les Moires ou Parques

Les parques aussi nommées les Moires

Clotho, Lachésis et Athropos :

 les trois terribles déesses qui filent et coupent le fragile fil de la vie des hommes. Leur nom, en grec, signifie « part », la portion allouée à chaque mortel, son destin.

« … les Parques impitoyables, Clotho, Lachésis et Atropos qui dispensent le bien et le mal aux mortels naissants, poursuivent les crimes des hommes et des dieux et ne déposent leur terrible colère qu’après avoir exercé sur le coupable une cruelle vengeance. »

Selon Hésiode, elles sont filles de Zeus et de Thémis, la Titanide dont le nom signifie « Justice », toujours selon Hésiode. Mais d’autres leur donnent encore d’autres origines, comme le Chaos ou Pontos. Et, comme pour les Erinyes, elles sont parfois qualifiées de « filles de la nuit », en tant que créatures causant l’effroi.

Homère ne les cite pas en tant que « Moires », mais en tant que « fileuses ».

Elles sont au nombre de trois, trois soeurs qui se nomment Clotho (« Fileuse »), Lachésis (« celle qui répartit ») et Athropos (« Implacable »). Ensemble, elles président à la destinée des hommes : Clotho file le fil de leur vie, Lachésis distribue les âmes et Athropos, qui coupe le fil, est la plus terrible. Selon Hésiode, elles poursuivent les criminels de leur colère mais, selon d’autres, ce rôle serait celui des Erinyes.

Comme maîtresses du destin et de la mort, ces trois divinités sont particulièrement craintes, et ont les représente sous des traits inquiétants, bien que par toujours aussi vieilles que le prétend Hésiode.

Selon certains, les Parques sont sous les ordres de Zeus. Selon d’autres, non.

Bref, difficile de se faire des certitudes à partir de tant d’opinions contradictoires ! Ce qui ressort en tout cas, c’est qu’elle sont craintes comme liées à la mort et à l’inenuctabilité du destin.

Rares sont les textes qui nous parlent des Parques. Parmi eux, le plus important est sans doute cet hymne orphique (*) :

« Parques infinies, filles de la nuit obscure , je vous implore, ô vous qui sur les bords du marais céleste, aux lieux où une eau sombre coule éternellement d’une fontaine infernale sous un épais brouillard, présidez aux âmes des morts qui sont réfugiées dans les profondeurs de la terre, vous venez aux demeures tumultueuses des hommes, accompagnées de l’Espoir et les yeux couverts de voiles de porphyre ; ainsi traînées par vos rapides coursiers, vous arrivez dans le champ fatal, aux limites de la Justice, de l’Espoir et des Inquiétudes, car la Parque est la maîtresse de la vie. Aucune autre des divinités qui habitent les sanctuaires du ciel n’accompagne aussi fidèlement Jupiter. La Parque sait tout ce que l’avenir nous réserve, tout ce qui est connu à la pensée habile de l’éternel Jupiter. O vierges de la nuit, soyez-nous favorables, soyez-nous bienveillantes ; Atropos, Lachesis, Clothos, déesses invisibles, redoutables, toujours inquiètes, car tout ce que vous donnez aux mortels c’est vous-mêmes qui le leur enlevez ; ô Parques, écoutez les prières des prêtres, écartez de l’âme d’Orphée tous les chagrins terribles. »

(*) : les hymnes orphiques sont une collection de 87 petits poèmes, dont on ne connaît pas la date de composition, et liés au culte d’Orphée.

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