Le bonheur

Faire le choix du bonheur

Faire un jour le choix du bonheur, c’est avoir un déclic, regarder en soi et se dire qu’on n’a pas le droit de piller ce que la vie nous a donné. Que le seul droit à se donner, c’est de prendre les armes pour se dresser contre l’ennemi, maîtriser nos forces obscures et les neutraliser. L’enfance nous a laissé sans armure fiable pour braver et terrasser l’adversité, notre construction a été cabossée, déformée, abîmée et nous avons bien souvent laissé le contrôle de nos vies aux autres. Des années se sont passées à subir et accepter ce que nous pensions être notre réalité sans même imaginer un autre rêve. Des années à prendre des décisions et faire des choix sans en être vraiment les maîtres mais bien plutôt les esclaves. Nous avons fonctionné ainsi car nous ne savions pas comment faire autrement, nos émotions nous imposant ces choix. Nous ne savions pas encore que notre bonheur allait dépendre de notre capacité à accueillir et reconnaître nos émotions.

« Le plus grand secret du bonheur, c’est d’être bien avec soi » Fontenelle

Qui est-on vraiment, quelles sont les motivations sous-jacentes à nos actes, comment en finir avec la dépendance affective et émotionnelle, comment trouver la confiance en soi et la confiance en la vie, l’estime et le respect de soi

Comment changer notre vision du monde, avoir le pouvoir sur  nos pensées négatives ou positives, sortir de la victimisation, stopper les schémas répétitifs de vie, se sentir à sa place, apprendre à dire « non », se libérer des carcans de l’éducation, se séparer des relations à haut pouvoir toxique, fuir les pervers narcissiques.

Pourquoi décider de dire « oui » au bonheur ?

envie d'être heureuse

Cela m’aura pris une trentaine d’années pour accepter de dire « oui » au bonheur, sans culpabilisation, sans me sentir dans l’obligation inconsciente d’en demander la permission. Lorsque nous ne sommes pas heureux, nous nous faisons croire le contraire. Le déni dans lequel j’étais, m’avait maintenue en état semi-dépressif, pas heureuse mais pas malheureuse, et toute relativité bien pensante, pas pire qu’une autre. Le souci de vouloir relativiser, c’est de se contenter. Se contenter, c’est respirer avec un masque à oxygéne. C’est visser à fond la cocotte minute et laisser la vapeur s’évaporer toute une vie. Les carottes sont cuites mais inmangeables, indigestes. Rien à voir avec le fait d’avoir la sagesse de savoir se contenter de peu et d’en être heureux. Le bonheur permet cette sagesse. Le déni éloigne de toute connaissance de soi authentique.

Après être sortie du déni non sans mal et sans résistance, j’ai passé les dix années les plus difficiles de toute mon existence. Une lutte sans merci contre moi. Je ne regrette rien de ces batailles qui font de moi une femme avertie, libre et heureuse. Je suis fière de mes victoires et de l’amour qui se propage autour de moi depuis que j’ai décidé de m’approprier ma vie.

LE CHOIX DES HOMMES *

J’ai refait ma vie d’adulte, je ne pourrai jamais refaire ma vie d’enfant.

Pourtant, je ne serai jamais en accord avec moi et la petite fille qui vit en moi si je ne change pas les traces et les données qui ont fait de moi un être divisé ; se sentir toujours deux dans une seule unité charnelle empêche de devenir adulte et de trouver la route qui sera sienne.

Aujourd’hui, je me trouve encore au carrefour, à la croisée des chemins, qui dans la symbolique est le véritable centre du monde pour qui s’y trouve placé. Je n’y suis pas placée, toujours hantée par mes redoutables génies, qu’il va me falloir concilier. J’ai baptisé ce carrefour, « face à moi ». Il est le siège où se croisent et se combattent les divers aspects de ma personnalité, j’y suis « déesse » aux multiples apparences ; j’étais une « princesse », me voilà, transformée en « déesse » et il va me falloir décider d’être tout simplement « moi, simple mortelle ».

Arrivée devant l’inconnu, j’ai peur, je suis inquiète, j’ai le sentiment qu’une orientation décisive est à prendre, que mon destin est là, qu’il s’impose à moi et que je ne peux pas fuir toute ma vie.

Je me sens comme dans une embuscade, je ne peux pas vivre ainsi. Dans mon aventure intérieure, je sais que d’autres marches sont à escalader, d’autres épreuves à surmonter, le carrefour n’est pas une fin en lui, c’est juste le lieu où je me repose, je médite, j’attends, j’écris, j’espère une nouvelle voie qui ne soit pas sans issue et qui m’inspire les bons choix ; j’ai peur, car ils sont souvent irréversibles.

Le choix de faire des enfants, impliquant celui d’une responsabilité à vie sur ceux-là mêmes qui seront les adultes de demain.

Le choix d’avorter, impliquant la mort d’un qui ne sera jamais ; celui d’un divorce, impliquant forcément la souffrance de nos enfants et les traces de cette souffrance, à jamais mémorisés.

Le choix d’une route d’adulte débarrassée de ses entrelacs, de ses multiples petites voies sans issue, minées par les parasites hautement résistants de notre inconscient.

Le choix de se (ré)concilier avec soi-même afin de ne plus être « face à moi », mais bien avec moi ; pardonner à une mère, un père les erreurs de leurs propres choix ; ne pas pardonner à d’autres ce qui est impardonnable.

Le choix de se pardonner, celui d’aimer et celui de faire ses propres choix.

Dans certains contes pour enfants, les héros traversent des carrefours, puis, indécis de la route qu’ils ont prise, se retournent, mais le carrefour s’est évaporé. Toute la force symbolique est là, il n’y a plus d’autre issue que celle d’avancer, se libérer du passé pour mieux vivre son présent, ne pas sauter les étapes nécessaires pour rattraper le temps perdu à jamais, et ne pas se transposer dans le futur, car il nous est inconnu, et qu’il est bon de lui laisser sa part de mystère.

Pour ma part, je fais confiance en ma bonne étoile, j’avance tous les jours un peu plus.

Mon chiffre préféré est le sept, c’est le jour de la naissance de mon premier enfant, mais c’est aussi pour les Hébreux, le symbole de la totalité humaine, par addition du chiffre quatre et du chiffre trois ; ce serait à quatre heures qu’Adam aurait reçu l’âme, et à l’heure sept, qu’il aurait reçu sa compagne, Ève.

Maktub, oui, mais nous ne sommes pas les proies d’un destin inébranlable, nous ne sommes pas sous des jouets sous le joug capricieux de Clotho, Lachésis et Atropos, déesses du destin appliquées à leur ouvrage, filant, dévidant et coupant le fil de nos vies.

Elles sont dans l’antre de l’éternité, seules au fond de l’enfer, nous sommes dans l’antre de la vie, mystérieux et parfois inquiétant.

Pégase nous a aidés à vaincre nos démons, de lui a jailli la source de notre créativité poétique et spirituelle et de cette imagination créatrice naîtra Éros. Puisse-t-il toujours être le plus fort, unifier mon être et ne pas être trop aveugle.

Je voudrais vivre la vie comme un tableau de Botticelli, le printemps, dans lequel je serai Euphrosine, Thalie et Aglaé incarnant l’amour parfait, celui qui donne sans rien attendre, celui qui se détache du monde matériel et qui se tourne vers le spirituel.

Dans ce tableau, j’incarnerais aussi la raison et le bon sens, sous la forme de Mercure qui veille à l’accomplissement de la métamorphose de l’amour passionnel en amour spirituel autant que mes psys ont pu veiller sur l’accomplissement de mon travail analytique et ma métamorphose.

Au carrefour se trouvent souvent les hommes, à la croisée des chemins qui fait de ce carrefour, un véritable centre du monde pour qui s’y trouve placé. Véritable danger, endroit privilégié des embuscades, il exige beaucoup de vigilance, d’autant plus que nous devons y choisir et qu’il est donc le carrefour de notre aventure intérieure, la seule véritable aventure humaine, car on n’y retrouve jamais que soi.

C’est le lieu de la méditation, celui de l’attente, de l’espérance, mais aussi celui de l’inquiétude, de la peur de l’inconnu.

Le choix des hommes, le meilleur comme le pire, incontournable et bien souvent irréversible, qui fait de lui un homme responsable de ses actes et de ses comportements, avançant vers de nouvelles épreuves, de nouvelles rencontres, et de nouvelles routes, sans doute même de nouveaux carrefours où il devra faire une pause de réflexion, de recueillement afin de se diriger vers la bonne voie, celle qui aura été réfléchie posément et longuement afin de ne pas accumuler remords et regrets.

A la croisée des chemins, l’homme peut décider en toute conscience de l’orientation de son existence, en méditant, il gardera une calme lucidité devant le flot de ses sentiments et sensations, en immobilisant ses tempêtes de ses passions et de ses comportements passionnels, il raisonnera tranquillement avec fermeté, solidité et fidélité envers lui-même et les autres.

Être devant un choix, c’est aussi être devant une barrière à ouvrir, une épreuve à traverser et un conflit à résoudre, conflit devant lequel chacun devra faire la pesée de ses actes, avec justice, mesure, prudence et vérité, « Que Dieu me pèse sur des balances justes et il connaîtra mon intégrité ». Job 31 verset 6. La Bible.

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*Extrait du livre « Adieu voleurs de vie »

Une réflexion sur « Le bonheur »

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