A grands pas vers la liberté

C’est une certitude, il est possible d’être heureuse et bipolaire. La route est longue, les clés ouvrant les bonnes portes sont très souvent rouillées, perdues dans des méandres d’incompréhension, et sans aide extérieure, ces clés restent introuvables.

LETTRE A MA PSY *

Que c’est bon d’être dans les bras de son homme sans contrôle, sans la petite voix dans la tête qui la ramène si souvent, pour m’empêcher de m’abandonner à lui entièrement, le lâcher prise total, être avec lui, plonger dans ses beaux yeux verts et y voir le reflet d’une femme lumineuse d’un éclat particulier, pas celui qu’ont les amants ivres de caresses, baisers, jouissances, non, cet éclat, cette petite lumière qui vient de l’intérieur, brillante de sincérité.

Ma psy m’a offert un livre et m’a écrit « joyeux anniversaire, mais au fond, quel age avez-vous ? », une ado en pleine crise d’identité, une enfant qui n’a pas voulu grandir, une adulte qui voudrait comprendre et adopter l’enfant blessé encore en elle, une femme de 40 ans qui n’en peut plus de vivre son mal-être, qui voudrait être heureuse et sereine, qui aimerait fièrement dire au monde entier : je m’appelle Thalia, je m’aime et je me respecte profondément, je mérite d’être heureuse et d’être aimée, mes choix sont les bons et je vis mes propres expériences….

La femme qui habite en moi a besoin d’aide et çà, c’est déjà un grand pas vers la liberté que de le reconnaître, elle a besoin d’aide, elle ne s’en sortira pas seule.

*Extrait du livre « Adieu Voleurs de Vie »

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