A la recherche du bonheur

Une moitié de vie à la recherche du bonheur, c’est beaucoup d’années passées dans l’illusion, dans la peur, dans un brouillard épais de discordes et de ruminations incessantes à vouloir à tout prix ce qui me semble aujourd’hui si simple. Ne pas aller chercher à l’extérieur de soi ce qui peut nous rendre heureux car le bonheur n’existe qu’au plus profond de son âme, nous seuls en détenant les clés.

La lumière divine *

Cela fait bientôt trois semaines que je n’ai pas écris ; il est difficile de se poser, déposer les mots sur une feuille blanche et de faire en sorte que ces mots forment un joli tout, esthétique à l’oreille, à l’âme car lorsque l’autre vous lit, il le fait à l’intérieur de lui, le ressent dans son cœur, dans son corps, sa solitude, son imaginaire, donnant par là tout son charme à la lecture ; on pénètre les mots, on se faufile entre les phrases, on entre dans un roman comme « Alice au pays des merveilles ».
Les rayons du soleil inondent ma page d’écriture, comme il fait bon écrire derrière les carreaux chauffés des ondes ensoleillées, mes yeux se ferment à demi, comme éblouis d’une lumière divine mais ce n’est pas Dieu, c’est une croyance au bonheur. Le jour se lève, mes enfants viennent m’embrasser, c’est le divin !

Tous les êtres que j’aime sont vivants, c’est un bonheur simple et fort dont certains sont privés ; la terre peut s’arrêter de tourner un jour, vous arrachant cet amour là !

Ma grand-mère m’a inculqué cette grande leçon de vie, à savoir tout relativiser car la vie est la plus belle richesse, peu importe le matériel, les hommes devraient se suffire de cette beauté intérieure. Je ne dis pas que j’échappe à tous les attraits matériels qui nous envahissent, mais je réfléchis sur l’éventualité d’un bonheur en dehors de tout ; ne pas pourrir dans ce système invalidant du pouvoir de l’argent ; ne pas se perdre dans ce système infernal qui nous réduit à des machines que l’on répare à coups de médicaments et qui ne savent plus être enchantés.

« Je veux être un homme heureux », voilà une chanson magnifique ; donnons à nos enfants des envies simples, vraies, des désirs accessibles et laissons leurs des rêves car il y a toujours là une part d’inaccessible, qui nous permet d’avancer ; pour moi, la quête du bonheur est ardue, j’ai souvent ce sentiment pénible d’inassouvi, je ne me suis pas encore trouvée, ce n’est pas faute de chercher !!

*Extrait du livre « Adieu Voleurs de Vie »

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